Monthly Archives: novembre 2013

KYLA COLE, LA BEAUTE ABSOLUE

Kyla Cole était une de plus beaux modèles érotiques du monde et
aujourd’hui encore elle me fascine.
Jamais je n’aurais pensé qu’elle ne viendrait dans mon univers tant
elle paraissait inaccessible .
C ‘est pourtant elle qui vint me voir en 2005 et les années suivantes
pour faire partie des femmes de ma vie de photographe.
Avec une aura de star hollywoodienne, elle était partante pour toutes les
images que je lui proposais.
Exploitée par un pseudo agent, ruinée par un petit ami, elle n’a surement pas
eu la carrière qu’elle méritait.
Pour moi, elle fut l’interpréte parfaite d’un remake de Gene Tierney, star dans le film « Laura » d’Otto Preminger de 1944. Chef d’oeuvre du polar noir et blanc.C’est comme cela que je l’ai aimé le plus.
Nous sommes toujours en contact et c’est toujours avec joie que je reçois ses messages.
Nos photos sont hors du temps. Elle est hors du temps, sublime et toujours authentique
physiquement.
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GERARD DE VILLIERS PASSE L’ARME A GAUCHE

Et moi, Christophe Mourthé, l’arme à l’oeil…
Cela faisait presque 4 ans que je réalisais les
couvertures de sa fameuse collection S.A.S.
pour l’homme aux chats »
J’ai rencontré Gérard, chez lui, avenue Foch, présenté par une ancienne porno
star devenue…journaliste.
J’allais, sans le savoir, prendre le client du non moins talentueux photographe Thierry Vasseur, photographe depuis plus de 10 ans de ses couvertures à succès.
Depuis, Thierry et moi sommes devenus très amis et avons partagés ensemble
de nombreux instants d’amitié.
Ce n’était pas facile de travailler avec ‘le vieux » qui n’était pas Mon vieux. Le coté scandaleux ne m’a jamais dérangé
dans mes travaux photographiques.
De ce fait, j’avais admis que cet homme soit phallocrate, raciste, égocentrique
ou mauvais payeur. Il était spécial. Il m’a vouvoyé jusqu’à ce qu’il saches que j’habitais à 50 mètres de chez lui.
Faire les couvertures S.A.S, c est comme faire une couverture PLAYBOY (j’en ai
fait un certain nombre avec succès).
C est aussi faire partie du mythe d’une oeuvre populaire à grand tirage.
Gérard m’acheta 2 photographies toutes faites. Une avec Aria Giovanni et une
avec ma muse de toujours Zdenka. Un prix misérable. Je me suis carrément
fait avoir. 4 fois moins que le tarif payé pour Thierry Vasseur Thierry se marra bien d’ailleurs.
Ensuite, j’ai remis les choses au point et comme je suis, je crois, un photographe
doué d’un certain savoir faire, les couvertures ont pris de la beauté et du glamour.
Gérard avait bien compris cela car il faut bien reconnaitre les choses, il savait s’entourer de gens talentueux.
Moi ou Thierry avons vraiment oeuvré pour la qualité de ses bouquins.
Ensuite, il m’amena en casting une fille, nulle, trouvée dans un bar, une belle noire mais
empotée et incapable de poser. Puis, ce fut une fille typée pour qui il eut une sorte de mystérieux béguin. L’exotisme.
Stop, je décidais de faire mes castings privilégiant mes amies et meilleures modèles.
Après ces deux veaux parisiens selon les termes consacrés par Gérard lui même, ce furent enfin des femmes aussi sublimes que celles d’Aria et de Zdenka.
Quelques mois avant sa mort, je fis même poser le chat persan de Gérard avec mon amie, la belle Oksana Markham. Je crois qu’il en fut très heureux.
Et puis, il y a eu ces fameuses couvertures roumaines dont il ne voulut payer qu’une infime partie des droits.
Le radin. Lui qui gagnait plus 400 000 euros net dans sa poche par livre…
Alors que les couvertures sont depuis toujours en partie responsables de ce succès de librairie jamais égalé.
On se fâcha un peu mais je voulus tout de même atteindre le numéro 200 avant de lancer une assignation en bonne et due forme.
Avec l’idée désagréable de se faire avoir comme un débutant, ce n’était plus un plaisir de travailler pour lui.
Et puis il était odieux avec mes filles, mes femmes. Je ne le supportais pas. Le manque de respect.
Pourtant quand je lui présentais les futures modèles de nos covers, il avait l’oeil brillant…Les Femmes, il les aimait malgré tout…Un peu, Beaucoup…
Oui, c’était un grand journaliste courageux mais travailler pour lui….A quel prix?
Et le jour de ses obsèques, je me suis surpris à être très ému. A mes cotés, Thierry Vasseur l’était également.
Il était finalement un homme attachant, sorte de grand père que l’on finit par écouter avec respect et attention.
Il a pris des risques incroyables pour ramener l’info dans ses ouvrages et sa vie fut un roman, peut-être le plus beau
de ceux qu’il a pu écrire.
Il aurait préféré prendre une bastos en Irak ou sur la Place Rouge voire dans un bordel à Macao dans les bras d’une pute comme Malko, ce héros qui n’a jamais eu le succès de James Bond.
Il est vrai que finir avec un pauvre cancer, ce n’est pas ce que l’on attends d’un grand aventurier.
Mais bon, je pense que quelque part, il était l’un des derniers pouvant mélanger du rêve et de la vérité.
Merci Gérard. Saches tout de même que j’ai une collection complète de tes oeuvres…offerte par Thierry Vasseur.
Sans rancune…
GERARD bn